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Le coach, le coaché et la confrontation.

Non, il ne s’agit pas d’une fable que j’aurais déterrée désireux de vous livrer un texte inédit de Monsieur De La Fontaine.

J’aimerais plutôt vous faire part de mes considérations sur les ingrédients qui font qu’une séance d’accompagnement peut apporter au coach et coaché la sensation authentique d’avoir ‘bien’ travaillé ensemble.

Pour la circonstance mon propos repose sur des concepts d’analyse transactionnelle.

Celle-ci part d’un postulat essentiel: pour voir clair, il convient de raisonner avec un esprit dépollué de contaminations qui sont autant de voix internes qui déforment la réalité en engendrant par des sentiments par exemple comme l’angoisse , la peurs mais aussi la critique, etc…

Eric Berne le fondateur de l’analyse transactionnelle propose un mode opératoire en huit étapes qui doivent permettre au coach de mesurer la progression du coaché dans la  problématique qui fait l’objet d’une séance d’accompagnement. Il les nomme: « opérations« .

Le présupposé – qui est essentiel – est que l’entretien d’accompagnement se produise dans un cadre convenu entre le coach et son client: le contrat. Ce dernier suppose un objectif explicite et engageant pour les deux parties-prenantes. Sans ce cadre l’échange coach-coaché se résume souvent à une discussion bavarde, sympathique sans doute mais sans véritable implication ou engagement des parties prenantes.

Le contrat est donc une condition nécessaire à tout coaching. Pour autant elle n’est pas suffisante, et selon Berne, quatre étapes sur les huit opérations qu’il cite sont fondamentales pour que le client soit en état de voir clair en lui.

Le coach ne fait rien à la place de son client cela va sans dire mais sans doute mieux en le disant. Dans les opérations de Berne, la première démarche du coach consiste à interroger son client sur les points clés de la situation qu’il lui présente. La seconde étape est dite de spécification. Elle doit permettre au client par questions clés, et reformulation de travailler et d’affiner sa pensée. Un peu comme dans une gare de triage, elle doit lui permettre de retenir les informations pertinentes pour la résolution de sa problématique.

Puis vient la confrontation. Il s’agit là d’un temps où le coach place le coaché face à ses observations, ses réflexions voire ses contradictions. Tel le battement de l’aile du papillon, le simple décalage de la pensée peut susciter pour le coaché un nouveau champ de vision sur un paysage désormais clair et épuré. Un regard, une posture, des larmes, un mouvement des mains sont autant d’indices qui permettent de valider qu’une confrontation s’est opérée.

Je me rappelle de ce client qui s’interrogeait sur le fait de savoir s’il avait été suffisamment loin dans sa carrière et à qui je demandais: « Pour vous, c’est où loin ? » …

Arrive alors la quatrième opération que Berne dénomme l’explication. Dans mon anecdote, l’explication c’est le coaché qui décrit précisément où est loin. En d’autres termes à quel projet professionnel il pense sans avoir jamais osé se l’avouer. Mon superviseur Rosemary Napper appelle cette phase: « l’atterrissage ». Et je trouve que ce terme est très juste. Pour peu que le coaché ait pris de la hauteur et voit désormais clair, il lui faut désormais permettre à sa réflexion d’atterrir car la compréhension de ce qui s’est passé ne peut avoir lieu que sur le plancher des vaches. Il y a un côté très terrien et ‘pieds dans la glaise’ à cette phase. Un moment où le coaché ‘connecte les fils’ de ce qui s’est passé avant d’aller (encore) plus loin et qui sait s’avancer sur le chemin des quatre dernières opérations (illustration, confirmation, interprétation, cristallisation)… Mais  là c’est une autre histoire dont je vous parlerai peut-être un autre soir

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